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jeudi 6 juillet 2023

Je suis la tache rouge.

 

jeudi 1 octobre 2020

la porte

26 décembre 2020

 

Une porte s'est entrouverte  

je l'ai bien vue, je l'ai bien sentie, 

puis je l'ai dit, alors elle s'est refermée.

Les mots font peur car ils disent des vérités que l'on ne veut pas entendre

mes mots sont en avance et me donnent tort

alors on me claque la porte au nez, 

Ils sont trop pointus pas assez équivoques peut être

tandis que les gestes restent perplexes

comme jamais dits, jamais faits, esquisses de l'inconnu, 

esquisses de la raison qui se cache derrière eux, laissant la place à la vie.

qui  fait peur et que nous ne voulons pas recevoir brute, 

nous ne la voulons pas autant que tout ce qui l'enrobe, 

comme le glaçage au chocolat du fruit, de son amande.

Il faudrait que je me détache des mots pour ce qui est de l'amour, 

ils sont trop brusques et éloignent

comme lorsque l'on retourne "l'aimant" et que tout d'un coup, 

ce qui s'attirait se repousse.

Rester dans le flou, le brouillard, se nimber d'imprécisions, 

le corps presqu'invisible sous les caresses à venir. 


29 décembre 2020


Les années passent et rien ne change 

Je vois les lumières bleues des ambulances de l'autre côté du fleuve.






lundi 27 avril 2020

divers poèmes ou pas (pendant les temps troublés)

Avril

Le merle mort

J’étais désespérée
J’ai trouvé un merle mort au milieu de la pelouse.
Mikro…  A du jouer avec, le torturer….
Comment lui faire comprendre ?
J’ai pleuré.
Imaginé la femelle, avec ses œufs, désemparée.
Plus de chant dans le jardin
j’ai entendu un merle lointain.
Le soir, l’angoisse m’a prise
J’ai eu besoin de pleurer, encore.
Puis j’ai ouvert le piano
Puis j’ai ouvert la porte, et j’ai joué.
Pour le merle mort.
Pour les oiseaux.
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La maison abandonnée

Je saute les barrières
J’atterris dans des lieux étranges
Abandonnés, abîmés.
Il y a des restes, j’essaie d’imaginer…
Les jardins vivent encore, pas les humains
Les fleurs poussent et tapissent la prairie
Là des jacinthes des bois bleues, à l’ombre des grands arbres
Les oiseaux sont tranquilles,
je vois le cul d’un lapin qui file dans un fourré
Les portes, les fenêtres sont murées,
Et dans les maisons on ne peut plus aller
Tant mieux car c’est parfois trop d’émotion d’y pénétrer
Il reste souvent des éléments
qui nous rapprochent trop de ceux qui étaient là avant
Je tourne autour du grand bâtiment
J’inspecte sous mes pas et autour de moi
J’encercle le territoire, découvre les barrières, une route derrière, un grand portail, mais plus loin des barbelés et des cuves à pétrole.
La route est coupée, le chemin ne va nul part,
les énormes silos ont envahit l’espace, je vois un écriteau: "Danger ne pas fumer"
je marche sur un pipe line  qui court dans ce jardin, en souterrain !
et je ne sais pas
si les bulbes des fleurs et le nerf d’acier font bon ménage
là sous mes pieds.
Je me fais un bouquet, toujours ça de gagné !



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24 avril

Ma Mikro…
a disparu
Déjà deux jours que je ne la vois plus
La nuit elle ne vient plus me voir dans mon lit
A chaque détour de porte je m’attends à la voir
Hier soir sur le chemin de halage
Je suis allée au bout,
Jusqu’au ponton abandonné et je pleurais 
puis tout d’un coup le chant d’un oiseau a séché mes larmes
C’était le rossignol ! Là bas il est tranquille…
J’en entendais un autre au loin
je me suis approchée pour l’enregistrer puis je suis repartie : « Mikro ! Mikro ! » accompagné des 3 notes sifflées que je donne à mes chats comme repère sonore.
J’ai répété l’ensemble, tout le long du retour, puis je suis rentrée.
Ce matin, cette journée,
cette soirée qui commence, sans Mikro
je suis retournée au ponton.
Mais il n’y avait
Que le rossignol
Pourtant il s’appliquait et chantait bien, ce petit oiseau !

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27 avril

je refuse de vivre dans un monde où tout le monde est masqué.


lundi 13 avril 2020

Histoires de Lune et autres (pendant les temps troublés)


La lune est là
Si présente ce soir
La Seine comme un miroir


Tant de beauté me dit d’aller me coucher
car j’ai trop peur qu’elle disparaisse avec moi
si je reste là.








Mikro m’accompagne
sur le chemin au bord de l’eau 
alors que je ne savais pas qu’elle était là
Elle est apparue
Avec son petit grelot
Et a suivit mes pas
noire et blanche
en cadence !
Nous sommes allées jusqu’au ponton abandonné
Et là, nous avons retrouvé la Lune, 2 fois,
car la coquine sait bien qu’en étant là
Elle se reflètera exactement
où elle sera belle.
Les arbres aussi comprennent
que sans leurs feuilles mais juste avec des bourgeons, ils font les beaux
avec cette lumière, par derrière, qui les éclaire
Ils nous donnent, en tous cas à moi
Tout.



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Je remplis des arrosoirs
et cette nuit j’ai rêvé que j’écrivais
C’était le bac de français mais rien ne sortait de moi
J’ai aussi mouillé mes pieds, chaussés de claquettes
J’étais contente de les sortir de leur tiroir d’été. 

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Les chats sont partis
dans la nuit.













Ce soir
il fait noir,
Et je ne sais pas pourquoi la Lune nous a abandonné
Cette nuit peut être, par la fenêtre,
elle éclairera mon oreiller.





j'entendrai la chouette et me demanderai encore
pourquoi elle chante avec tant d'inconstance
Ce n'est sans doute pas un chant,
mais pour elle et pour moi, si.
la chouette "ulule"
mais ça ne ressemble en rien à ce que j'entends.

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Le vent est revenu
et avec lui les mauvaises nouvelles
Je n'en peux plus d'être enfermée dans le temps
(à défaut de l'être dans un appartement)

Je n'ai plus de page à mon cahier.
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Le président 
nous parle comme à des enfants







mardi 7 avril 2020

Poèmes courts des temps troublés 18,19,20,......

le temps qui passe n'apporte rien d'autre
qu'un peu de temps qui passe.






Il y a un côté rassurant
au fait de savoir que tout ce que j'entreprends
je pourrai le finir.
mais le temps s'envole pourtant.











je regarde mes graines pousser qui ne poussent pas
j'aimerai surprendre le moment où apparaitrons les feuilles.
sauf que je crois en même temps que mon regard les bloque:
Sauf qu'elles ne sont pas moi!
Mais je ne peux m'empêcher de le faire,
j'ai peur que le monde s'en aille sans moi.






J'insiste sur le monde arrêté
Je mets de côté tout ce qui me fait chier
J'en profite!




Le bleu est parti
remplacé par le gris
On avait perdu l'habitude de la pluie

Je regarde le temps comme jamais
Comme si c'était la dernière fois que j'en profiterai

J'ai marché sous la pluie,
la terre sentait bon comme en plein été
les odeurs réveillées par le brusqu'orage

J'observe les maisons,
et comment rendre laid tout ce qui était beau
on remplace l'ancien par le nouveau,
le bois par le plastique, la chaux par le béton,
et on se libère ainsi de l'entretien,
et tout se salit
sans entretien aussi.


Ce qui sauve le laid, heureusement c'est la nature,
qui parfois prend le dessus,
lorsque les arbres sont laissés entiers,
les glycines se déployer,
et si les tulipes sont parsemées et non pas rassemblées dans la brouette du grand père
Les odeurs aussi
 aident à oublier les nains de jardin et les volets festonnés.















Le chat passe et repasse
Il se demande où aller
sur les genoux ou sur son coussin,
Dehors il y a la pluie
et la cuisine est silencieuse.

Les jours se répètent à l'infini
on est à peine levé
qu'il est temps d'aller se coucher.

jeudi 2 avril 2020

Poèmes courts des temps troublés 14,15.16,17


Sur l'autoroute, personne, et j'avais envie d'y voir
des réunions d'animaux se demandant
s'ils allaient enfin pouvoir
traverser tranquillement.
Au lieu de ça, non, le vide de l'asphalte se déroulait.










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Les péniches passent comme si de rien n'était,
Elles transportent sûrement de quoi vivre à ceux que je ne vois pas.
La Seine m'aide à croire que je ne suis pas seule, au bout du jardin.



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Fifi saute sur mes genoux alors que j'écris,
et son ronronnement accompagne mes mots.
Je ne sais pas à quoi elle pense et si elle pense
Et j'aimerai être sereine aussi
Et me laisser aller, à vivre.





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Je me souviens de la maison où je ne suis pas
De la lumière d'hiver dans le salon,
du piano faux,
et des portraits que je ne connais pas.
Les photos défilent et me ramènent à mes souvenirs.
J'aimerai être partout à la fois.






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Le soleil, la solitude me tiennent compagnie 

samedi 28 mars 2020

poèmes courts des temps troublés 11,12 & 13





Le temps s'est arrêté,
mais continue de filer




















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Une mouette à la voix éraillée m'a fait peur ce matin,
j'entendais comme un enfant qui se plaignait....
Il faut dire qu'hier soir, la chatte a attrapé
Une tourterelle.... Et l'a mangé,
à moitié.
j'imaginais l'autre, (en ce moment elles se cherchent,
et font dans le ciel des danses
et beaucoup de bruit avec leurs ailes)
Ne trouvant pas sa compagne, et je me suis demandé si elles souffraient, et comment.










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Plus que jamais,
on aimerait
ne pas être seul
et pouvoir partager
ce qu'on a enfin le temps de faire.
Il est impossible de parler au vide
meme si celui ci est peuplé
d'oiseaux et de nature.


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mardi 24 mars 2020

Poèmes courts des temps troublés 7,8,9,10

Plus rien n'a aucun sens
de ce qui nous occupait avant
Suspendus comme des papillons,
nous voletons sans savoir où nous allons






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Nous
Eux
La frontière qui nous sépare, nous lie aussi.



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Le saule pleureur au bout de l'île, 
Ce matin moi aussi au bout du fil.


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La maison abandonnée
se réveille seule.



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j'aimerai presque être malade pour être en accord avec ce temps qui me dépasse.

lundi 23 mars 2020

poèmes courts des temps troublés 4,5 et 6

Dans je jardin
Les oiseaux ne comprennent rien.
Ils faudrait qu'ils arrêtent de chanter
pour être à l'unisson de...
Comment appeler ce qui nous est arrivé?





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Sur la route, des animaux écrasés  
Un hérisson avec son nez pointu. 
Pauvre inconscient, les humains n'ont pas encore compris
Qu'ils ne sont pas les seuls à devoir être protégés!



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L'angoisse parfois me prend. 
Le chien aboie et ne dit rien
Il a prévenu mais ses maîtres ne font rien. 






dimanche 22 mars 2020

Poèmes courts des temps troublés, n°1, 2 et 3




Confinement. 
Ce n'est pas un mot que j'aime, jamais je ne l'ai aimé
et je ne me sens pas confinée
car j'ai une maison à moi et un jardin.
j'ai de la chance.
La nature elle, se déploie,
les feuilles fripées se lissent, et se demandent ce que font les humains,
tout d'un coup à les regarder. 




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Ceux qui sont seuls, sont habitués...
Ceux qui ne le sont pas,  le sont encore moins, (tout est exacerbé);
et on croirait que ça ne change rien, pour les prisonniers,
mais l'idée de l'évasion n'est même plus là 
(On ne peut s'évader dans un monde où tout le monde est prisonnier)





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Pour certains le temps s'accélère, et chaque minute leur est comptée;
Pour nous, il prend son temps! et nous cherchons à nous occuper.
le vent souffle et on se demande ce qu'il va nous apporter.

samedi 4 mars 2017

3 Poèmes des premières nuits sur l'île.




Le Chat

Dans la constellation des étoiles, il est là mon ange gardien,
Noir, blanc gris ou ce qu'il veut, à raies ou plein de taches,
Beau toujours, drôle aussi,
Je sens sa rumeur apaisante,
Son petit moteur de bonheur,
Et avec sa langue râpeuse, il nettoie les ondes de ma peur,
Sa douceur pleine de prestance,
Sa souplesse précise et son abandon m'enveloppent d'une nuée de confiance qui se dissipe comme un brouillard matinal,
Mais il aura déposé pour toujours une vérité sur la différence qui nous unit.


La Mer

Comme un nuage épais et dense
Le bruit de la mer enveloppe tout
Je ne sais pas si j'ai peur ou si il me rassure
Il me semble avaler l'espace avec sa grande gueule respirante
Mais je ne sais si c'est pour mon bien ou pour mon malheur.
Je m'endors écrasée plutôt que bercée
Et me réveille régulièrement
Etonnée d'être d'être là, encore vivante à côté du monstre
Et si le chat blanc est venu hier soir dormir avec moi, c'était pour me protéger et dire aux vagues de  se tenir à carreau
J'ouvre la porte sur la coursive où il se tenait hier à la même heure
Mais il s'occupe de quelqu'autre être sensible et effrayé, qu'il doit soigner
Le temps de sa première nuit prés de l'antre de la Mer
Dont on ne saura jamais si elle nous aime ou nous hait
Comme cette autre qui fait semblant de ne pas être la même
Comme si un pauvre "e" pouvait faire la différence.


La Mouette

La Mouette nous nargue
Elle s'approche et plane
À deux pas de nous, à hauteur de nos yeux,
Nous qui sommes plantés comme des arbres sur cette terrasse,
Elle nous regarde et vire et puis revient,
Nous montre l'étendue de ses ailes et la facilité de son vol, s'éloigne à nouveau
et bat légèrement de ses merveilleux bras, plus utiles au bonheur que les nôtres, en cet instant où jaloux et empâtés, nous la regardons s'éloigner d'un petit coup de vent qui suffit à la porter,
Elle file, se moquant de nos activités terrestres,
Si lourdes du sens qu'on leur donne.

Là, nous dérivons aussi dans nos esprits abrutis,
et le vol éveillât un éclair de liberté.




mardi 4 octobre 2016

bleu-blanc-rouge





J'ai revu ma tache rouge

ma tache rouge m'attache
à ce quartier,  et c'est la seule que j'ai été contente de revoir
elle était là fidèle et un peu plus marquée
il m'a semblé que des choses lourdes lui avait donné du relief que des pneus l'avaient abîmée
ma tache avait vieilli, comme moi, qui encore hier soir sur mon vélo roulait dessus éternellement,  sur cette avenue pourtant nouvelle
de retour dans ce quartier que j'ai vu grandir
ma tache comme l'erreur qui fait que l'on se souvient, qui n'a rien à faire là, qu'on est censé nettoyer, mais qui est
rouge, étonnante
elle est à moi et je ne sais pas qui d'autre la remarque
qui d'autre que moi à part peut être celui qui a renversé ce pot de peinture et s'est enfui le laissant là se déverser, se vider de ce liquide brillant et épais
et qui peut être repasse furtivement et est étonné de la persistance de son acte
comme si il rebondissait à l'infini
une balle rouge sur l'asphalte
un enfant jouant sur la route
un enfant dont la tête explose sur le bord du trottoir
et laisse cette trace infinie qui n'aurait pas du y être
la trace de l'erreur
la trace de la vie et de la mort, de la seule vérité
de mon envie de la connaître

Cette tache m'attache à la vie et pourtant me semble un abîme dans lequel je pourrai plonger
une mare de sang qui m'engloutirait, me ferait disparaître
J'y plongerai la tête la première, mes pieds seraient les derniers à connaître la lumière
je sentirai sur mes orteils le liquide visqueux les lécher, les chatouiller, puis plus rien
Peut être pourrais-je quand même sortir de ma tache, un peu plus tard
(mais quand?)  
habillée de rouge et revivifiée
ayant pris tout le rouge sur moi, elle disparaîtrait forcément
on me verrai comme en train de marcher
une silhouette rouge s'éloignant
mais mes pieds seraient séparés du sol par un coussin d'air comme dans mon rêve de cette nuit
Puis je pourrai ensuite voler au dessus du quartier, au dessus de ces grues
de ces immeubles en construction dont je vois les étincelles des soudeurs jour et nuit illuminer les boîtes d'échafaudages enveloppées de tissus blanc
je pourrai aller les voir et les féliciter, de leur lumière éternelle, de leur construction,  dont les assemblages sont de feu. Eux, les soudeurs

Puis je reviendrai, pour atterrir à nouveau sur ce bord de route
je  poserai mes pieds rouges sur le goudron chaud
le rouge que je suis devenu s'étalerait se déverserait,
grandirait sur le  sol comme une image de sang qui s'épand dans un film d'horreur
et la tache serait de nouveau, et moi non,
incrustée dans le sol avec ses défauts et ses reliefs. 
Ma vie serait alors cette tache comme un ballon rouge oublié dans le ciel bleu.
avec quelques petits nuages blancs
évidemment

Marianne